Résumé

Marie Bartête, sans être une criminelle, est envoyée au bagne à 25 ans pour conduite et moralité détestables. Cette orpheline mariée à 15 ans, veuve à 20 ans, est l'une des reléguées de Guyane, où elle subit la condition des femmes-forçats encadrées par les bonnes soeurs du Couvent de Saint-Laurent du Maroni. Albert Londres lui rendit visite en 1923 et relata son entretien dans Au bagne.

Année de publication: 2011
Editeur:Flammarion
Nombre de pages: 350 p.
Thème / Genre:Romans français et francophones

La dernière, Bagnarde

En mai 1888, Marie Bartête, à l'âge de vingt ans, embarque sur le Ville de Saint-Nazaire. Elle ne le sait pas encore, mais elle ne reverra plus jamais sa terre de France. On l'envoie au bagne, en Guyane. Bien sûr, elle a été arrêtée plusieurs fois pour de petits délits, mais elle a connu la prison pour cela. Pourquoi maintenant l'expédie-t-on à l'autre bout du monde ? Reléguée. La France ne veut plus d'elle. Sur le bateau, elle rencontre Louise, persuadée qu'on les emmène au paradis. Là-bas, on dit qu'il fait toujours beau et qu'elle se mariera. Mais l'illusion sera de courte durée. Le voyage de six semaines à fond de cale, les mauvais traitements et l'arrivée en terre inhospitalière achèvent de la convaincre que c'est bien l'enfer qui l'attend. Et que, malgré la bonne volonté de soeur Agnès et de Romain, jeune médecin de métropole, personne ne l'en sortira jamais.

C'est le destin de cette prisonnière du bagne de Saint-Laurent-du-Maroni que fait revivre ici Bernadette Pécassou-Camebrac. Elle met en scène d'une écriture énergique et sensible le sort tragique de ces femmes abandonnées de tous, que l'histoire a tout simplement oubliées.

Bernadette Pécassou-Camebrac a publié cinq romans à succès chez Flammarion : La Belle Chocolatière (2001), Le Bel Italien (2003), L'Impératrice des roses (2005), La Villa Belza (2007) et La Passagère du France (2009).